« La lutte contre le réchauffement climatique est bonne pour l’économie » Depuis la COP21, cette affirmation est reprise par de nombreux politiques et secteurs économiques.

Mais à quel point ?

Une balance nettement positive

Dans le rapport « Emploi et questions sociales dans le monde 2018 : une économie verte et créatrice d’emploi » rendu public en mai dernier par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), une étude approfondie des menaces et des opportunités que représente la transition énergétique en matière d’emploi a estimé la création de nouveaux postes à 24 millions d’ici à 2030.

Alors que les pertes d’emplois se solderont à environ 6 millions, tous secteurs confondus, les actions visant à limiter le réchauffement climatique se traduiront par la création de suffisamment d’emplois pour estimer un gain de 18 millions de postes.

Ces bénéfices concerneront pratiquement toutes les zones du globe, avec la création de trois millions d’emplois aux Amériques, quatorze millions en Asie et douze millions en Europe.

L'Afrique et le Moyen-Orient à la traîne

Malheureusement, le rapport indique que le Moyen-Orient et de l’Afrique, en raison de leurs fortes dépendances à l’égard, respectivement, des énergies fossiles et de l’exploitation minière, seront lésés par cette transition énergétique.

En effet, sur les 163 secteurs économiques étudiés, seulement quatorze seront affectés par des suppressions de postes supérieures à dix mille à l’échelle mondiale. Parmi eux, l’extraction pétrolière et le raffinage afficheront des pertes supérieures à un million. Cependant, ce scénario pessimiste ne constitue pas une fatalité, puisque certains gouvernements des Etats concernés ont déjà amorcé leur adaptation en plaçant la question climatique au sommet de leurs priorités et comptent bien ne pas rester à la traîne sur la question.

Des secteurs prometteurs

Concernant le secteur de l’électricité, l’agence onusienne calcule que la création de 2,5 millions d’emplois dans les énergies renouvelables compensera largement la perte de 400.000 emplois liés à la production de combustibles fossiles.

De plus, les activités de l’économie circulaire (recyclage, tri, réparation, location et réutilisation de biens) généreront six millions d’emplois.

La montée en puissance de l’agriculture bio et de conservation permettra également d’embaucher davantage de monde et de développer le secteur de manière durable.

Une bonne nouvelle donc, pour notre planète et ses habitants !

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