1. L'épicéa

Les épicéas, aussi appelés "épinettes" au Québec, ont une durée de vie entre 300 et 400 ans en moyenne, et alors qu'ils sont souvent confondus avec les espèces de sapin, on les classe selon plusieurs dizaines d'espèces différentes. Par exemple, on les trouve en Scandinavie, en Sibérie et en Amérique du Nord.

  •        Conditions de vie

Localisable sur la quasi entièreté de l'hémisphère nord, entre autres en Scandinavie et en Sibérie, c'est un arbre très robuste survivant malgré des conditions éprouvantes, hormis les grands vents, la sécheresse et la pollution. Il requiert peu d'énergie solaire et vit facilement dans des régions plutôt ombragées et humides. Pour épandre ses racines, l'épicéa se débrouille très bien sur une terre peu profonde et un sol rocheux. En effet, celui-ci peut être froid, humide, tourbeux ou calcaire. De plus, un épicéa n'a peur ni des températures basses (jusqu'à -40° C), ni de l'altitude (jusqu'à 2 000 mètres). Un sapin ne survivrait pas dans ces conditions.

  •        Aspect extérieur

De silhouette conique, l'épicéa est en moyenne 30 mètres de haut, parfois atteignant 50 mètres. Il est vert en toute saison, grâce aux aiguilles de 2 à 3 centimètres, bleuâtres selon l'espèce, piquantes et disposées solidement en écouvillons sur le rameau. Son écorce est écailleuse, avec des couleurs situées entre le brun rougeâtre et le gris.

  •        Espèces

Débutant par l'épicéa commun (picea excelsa), répandu en Scandinavie et en Russie, on peut citer d'autres espèces plus exotiques telles que l'épicéa bleu (picea pungens) et l'épicéa noir (picea mariana).

  •        Valeur pratique

Le bois est de faible densité, facile à travailler et résistant. Tout comme les autres types de résineux, l'épicéa est approprié pour la transformation en pellets à bois de haute qualité puisque ceux-ci  maintiennent leur solidité sans additifs chimiques, grâce à la lignine. Il est aussi utile pour le reboisement.

On utilise le bois d'épicéa pour la charpente lourde et légère, la menuiserie intérieure, l'emballage-caisserie, les mâts dans la construction navale et les instruments à corde. Avec le pin, il constitue une matière première essentielle pour les pellets à bois Stark.

2. Le pin

  •       Conditions de vie

Le pin est un conifère à feuillage persistant, du genre Pinus, habitant en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et centrale. C'est un arbre qui demande plus de lumière et supporte bien la sécheresse, contrairement aux épicéas. Pourtant, il vit aussi sur des sols peu accueillants et supporte très bien le froid. D'habitude, on le retrouve dans des climats plus modérés comparés à ceux des épicéas.

  •       Aspect extérieur

Les tailles varient fortement en fonction de l'espèce, correspondant aux climats plus ou moins rudes. Les branches ne sont visibles que plusieurs mètres au-dessus du sol. Elles portent des aiguilles groupées en fascicules, d'une durée de vie moyenne de 3 à 5 ans. L'écorce est écailleuse, avec des teints partant du brun au rouge.

  •        Espèces

La principale espèce est le pin sylvestre, une espèce conquérant facilement de nouveaux territoires, acceptant des sols inaccueillants et des climats frais. D'autres sont le pin parasol, un symbole italien, le pin laricio, supportant bien la pollution et survivant en ville, et le pin d'Alep, se trouvant dans une région tourmentée. De plus, certaines espèces de pin sont envahissantes.

  •        Valeur pratique

Le pin fournit des essences telles que la thérébentine et le calfat. Il permet de stabiliser les sols marécageux et les dunes. Dans les processus de fabrication, on le voit entre autres dans le parquet, la menuiserie intérieure et extérieure, la charpente lourde et légère.

En tant que bois à brûler, le pin contient de la résine qui améliore sa combustion mais le rend moins approprié pour le domicile, provoquant le dépôt de suie et augmentant les risques liés au feu de cheminée. Si le bois n'est pas transformé en pellets, il présente un rendement plus faible et brûle relativement vite, à déconseiller pour un poêle à bois.

 

3. Le sapin

L'origine indo-européenne du mot sapin signifierait "dégouliner" à l'origine, en rapport avec l'abondance de sève présente dans l'arbre.

  •        Conditions de vie

Localisé dans les régions tempérées de l'hémisphère nord et en Asie, indifférent au type de sol, il aime le soleil et tolère l'ombre. Il supporte bien les températures jusqu'à -23 °C et pousse en altitude confortablement. Il aime garder de l'espace entre les troncs.

  •       Aspect extérieur

Le sapin possède une forme conique reconnue, une hauteur entre 10 et 75 mètres, une largeur entre 6 et 15 mètres, et un feuillage étoffé avec des aiguilles non piquantes et molles. Avec le temps, il perd sa forme pyramidale et devient colonnaire.

  •       Espèces

Il y a une cinquantaine d'espèces, parmi lesquelles se distingue le sapin de Noël, appelé le sapin de Nordmann. Il peut atteindre 40 mètres de haut, possède des aiguilles à durée de vie très longue (4 à 6 ans) et résiste bien à la température chauffée du domicile. L'espèce la plus commune est le sapin blanc qu'on retrouve en Europe centrale principalement.

  •       Valeur pratique

Un bois de sapin est dense et peu résineux, donc peu approprié pour les pellets à bois. Paradoxalement, on en extrait la résine qui est la base de la térébenthine. Il est utilisé dans la charpente lourde et légère, la caisserie, la menuiserie intérieure, la pâte à papier et même les instruments de musique.

 

4. Le mélèze

En Europe, l'origine Alpine de l'arbre lui a aussi donné le nom qui signifie "miel", venant des gaulois. Sa longévité impressionnante atteint les 600 ans.

  •        Conditions de vie

Le mélèze préfère les hautes altitudes (à partir de 1500 mètres), demande un sol humide et riche en argile. Ses racines vivent en harmonie avec des champignons environnants qui le nourrissent en éléments utiles. De plus, elles tiennent solidement l'arbre en cas d'avalanche.

  •        Aspect extérieur

La hauteur atteint 40 mètres, avec un tronc de 1.5 mètres de diamètre. L'écorce n'est pas écailleuse cette fois. Elle est lisse et se fendant en plaques, de couleur grise à brun rougeâtre. Le feuillage est peu dense et caduc, avec des aiguilles en groupes de 20 à 40.

  •        Espèces

Deux genres distincts sont identifiables, le Larix visible en Europe et en Asie, ainsi que le Pseudolarix de Chine. On peut citer aussi le mélèze nain, le mélèze de l'ouest et le mélèze de Sibérie.

  •        Valeur pratique

Ses aiguilles améliorent la fertilité du sol lorsqu'elles tombent au sol et aident les épicéas notamment. Elles produisent la manne de Briançon, une substance très utile pour la médecine, qui sert de baume, d'antiseptique et de révulsif dans la recherche biomédicale. Les racines permettent à l'arbre de réduire l'ampleur d'avalanches sur les versants de montagnes.

Parmi les résineux, le bois du mélèze est le plus durable et solide, résistant même aux attaques d'insectes. Pour ces raisons, il est répandu dans la fabrication de bateaux, de charpentes, de chalets, de poteaux et de traverses de chemin de fer. Le mélèze est très utile pour tout objet en contact avec les conditions extérieures puisque la résine contenue sert d'imperméabilisant.  On extrait de l'arbre de la térébenthine également.

Le mélèze n'est pas conseillé pour les pellets à bois à cause d'un pouvoir colorifique faible, même comparé aux feuillus.

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